10 février 2008

Enjeux des élections cantonales

Vous me connaissez.
Vous savez qu’au Conseil municipal depuis 1989,  j’ai défendu sans relâche et avec opiniâtreté vos intérêts.
Je n’ai jamais hésité à prendre mes responsabilités :

- hier, en portant plainte devant la justice pour mettre fin au désastre du centre ville qui, sinon, nous aurait coûté beaucoup plus que les 600 millions de francs (soit l’équivalent de 91 millions d’euro) perdus dans cette opération ;
- récemment, en mettant en garde, hélas en vain, Jean-Pierre Fourcade contre le montage aberrant du projet d’aménagement de l’Ile Seguin qui a conduit au renoncement de François Pinault et au blocage de l’opération ;
- aujourd’hui, en m’opposant résolument au surprenant projet de « Jardin de sculpture », issu de Nicolas Sarkozy et de ses conseillers « culturels », qui risque d’acculer la ville à un nouveau désastre financier.

Mais j'ai, en même temps, avancé des propositions qui me paraissaient utiles pour faire progresser l'intérêt de notre ville. Certains me l'ont reproché. D'autres, beaucoup plus nombreux, ont parlé d'opposition constructive. Ainsi le maire sortant, Pierre-Mathieu Duhamel a-t-il déclaré "j'ai eu l'occasion de le fréquenter alors que j'étais maire adjoint à l'éducation et à la jeunesse. J'ai ainsi pu mesurer son opposition toujours constructive, sa grande compétence, son sens de l'interêt public et son amour pour la ville et ses administrés" (le Parisien 09.11.07).
Je crois, en effet que le seul combat qui soit digne en politique est le service de l'intérêt général

En me présentant aujourd’hui au Conseil général, je n’abandonne pas ce combat.
Tout au contraire.

J’ai en effet la conviction que le Département des Hauts-de-Seine doit être à nos côtés pour le développement de notre ville et le bien-être de ses habitants.
Je déplore qu’il n’ait joué jusqu’à présent qu’un rôle trop modeste à cet égard et je crois qu’il faut l’attribuer au mélange des genres et au cumul des mandats :

- la coïncidence des majorités municipale et départementale n’a laissé aucune autonomie ni marge de manœuvre à vos représentants au Conseil général ;
- la pratique du cumul des mandats, dont je suis un farouche adversaire, conduit à privilégier les plans de carrière par rapport aux intérêts des administrés.

Le Département des Hauts-de-Seine est le département le plus riche de France, mais le canton Sud de Boulogne-Billancourt où vous vivez est loin d’en profiter pleinement. Il reste dans la plupart des domaines le parent pauvre de la ville.

En m’élisant, vous apportez au Conseil général contrepoids, pluralisme et dynamisme, indispensables à la gestion du département dans l’intérêt de notre ville.

Pierre Gaborit